Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/10174/4846

Title: Colloque international - Paysages de la vie quotidienne: Regards croisés entre la recherche et l’action
Authors: Pinto-Correia, Teresa
Issue Date: Mar-2011
Abstract: S’il est vrai que la très grande majorité des populations européennes vit aujourd’hui dans des espaces urbains ou périurbains, il est difficile d’affirmer que les paysages qu’elles vivent aient fait l’objet d’une attention particulièrement exigeante de la part de l’action politique. Ces paysages sont souvent considérés comme dégradés et peu amènes, et portent souvent les stigmates de l’exclusion sociale et de la détérioration des conditions de vie. Le colloque que le ministère français de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, la Généralitat de Catalunya, la Communauté d’Agglomération de Perpignan, les villes de Perpignan et de Girona se proposent d’organiser en 2011 a précisément l’objectif de reconsidérer ces paysages qui sont vécus quotidiennement par des millions de citoyens européens ou des autres continents sous l’angle d’une part des projets d’amélioration dont ils ont pu être les objets, sous l’angle des « valeurs particulières qui sont attribuées par les acteurs et les populations concernés » et d’autre part, sous l’angle de la mobilisation de ces derniers pour les revaloriser. Les nombreux pays membres du Conseil de l’Europe qui ont ratifié la Convention Européenne du Paysage se sont engagés notamment à donner une place privilégiée aux paysages du quotidien et « à mettre en place des procédures de participation du public, des autorités locales et régionales, et des autres acteurs concernés par la conception et la réalisation des politiques du paysage ». Qu’en est-il réellement ? Quelle est la place que les procédures mises en œuvre par les institutions publiques et les collectivités territoriales ont accordée à la négociation et à la participation des acteurs dans l’amélioration de la qualité des paysages ? Parmi ces expériences, quelles sont celles qui permettent d’affirmer que ces formes de négociation et de participation sont un gage de réussite ? Et au-delà des projets relevant des institutions politiques, qu’en est-il de ceux que développe le milieu associatif qui entend contribuer à l’amélioration du paysage cadre de vie des populations. Par ailleurs, les projets d’aménagement paysager, parfois dénommé projet de paysage ou les opérations de planification territoriale à dimension paysagère sont de plus en plus considérés comme des processus qui évoluent en se nourrissant des enseignements que l’expérience collective d’analyse et d’action apporte. Le projet d’aménagement paysager conçu comme processus dans le temps et dans l’espace exige-t-il des méthodes particulières et lesquelles ? Enfin, les paysages du quotidien sont fortement affectés par l’ensemble des projets d’aménagement du territoire ou de développement économique : qu’en est-il alors de la dimension paysagère ? Ces diverses questions ne sont pas adressées uniquement à la communauté scientifique. Elles interrogent également les acteurs institutionnels et politiques et les praticiens du paysage. Ce colloque est donc ouvert au dialogue entre les méthodes opérationnelles et les méthodes cognitives. Cette ouverture porte évidemment une double exigence : d’une part de donner la parole aux « fabricants » de paysage, quels qu’ils soient (professionnels, élus, experts, membres d’ONG ou simples habitants) mais également aux chercheurs et surtout de favoriser le dialogue entre ces deux catégories. D’autre part, de fournir au débat les données qui permettent d’évaluer l’efficacité des méthodes mises en œuvre et parmi celles-ci les méthodes fondées sur la participation ou l’échange et le partage de la connaissance ou des objectifs de l’action. Mais lorsque l’on évoque l’efficacité, il ne s’agit pas de restreindre la question de la qualité des paysages à leur seul aspect esthétique. Il s’agit également de savoir si les méthodes mises en œuvre dans des projets ont permis d’accéder aux exigences du développement durable et en particulier si elles ont pu garantir l’équité sociale générationnelle et intergénérationnelle ou la qualité des milieux et de la biodiversité ; tout en permettant aux individus et aux catégories sociales de trouver leur place au sein de la société et de penser l’avenir avec optimisme, pour eux-mêmes et pour leurs descendants. Comment se croisent et s’interpellent réciproquement les notions de paysage et de développement durable ? Comment notamment est prise en compte la dimension temporelle dans les projets et les politiques publiques ? Quelles conséquences sur les projets, leur mode de production et leur gouvernance ? Comment ces notions sont elles intégrées dans les pratiques professionnelles ? Si d’emblée, cette proposition a mis l’accent sur les paysages de forte densité démographique, c'est-à-dire a priori urbains et périurbains, il ne faudrait cependant pas croire que les paysages ruraux, de montagne ou du littoral sont exclus de la réflexion collective. Ils sont également vécus quotidiennement par leurs habitants et ils entretiennent avec les premiers des relations qui portent en elles-mêmes des complémentarités ou des antagonismes qu’il s’agira de justifier et de mettre à jour. Ils sont porteurs, comme les paysages urbains de nombreuses expériences de participation et de négociation sociale.
URI: http://hdl.handle.net/10174/4846
Type: conferenceObject
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